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Carine Marie-Magdeleine, la pharmacognosie dans l’ADN

Femme, guadeloupéenne, scientifique… Derrière un sourire pétillant et une vitalité rayonnante se cache un leader d’équipe ainsi qu’une chercheuse spécialisée dans l’étude de substances médicamenteuses d’origine végétale ou animale - aussi appelée pharmacognosie. Carine Marie-Magdeleine consacre désormais ses travaux exclusivement aux recherches sur la valorisation des métabolites secondaires des plantes en productions animales, après avoir, aussi dirigé en parallèle pendant 12 ans, le laboratoire d’analyses de l’Unité de recherche zootechnique (URZ) du centre Inra Antilles-Guyane.

Portrait de Carine Marie-Magdeleine
Par Catherine Odet
Mis à jour le 19/07/2019
Publié le 04/07/2019

"Moi, je voulais un labo"

Comment une jeune étudiante, future hôtesse de l’air, rêvant de métiers liés à la médecine ou au droit et, découvrant la vie à travers des petits boulots (soutien scolaire, maîtresse d’externat…) est-elle devenue ingénieure à l’Inra Antilles-Guyane, pour y mener des recherches sur les plantes aux vertus antiparasitaires, en élevage de chèvres et moutons ?

« Il faut faire des choix dans la vie et j’ai fait celui-là »

Après un DEUG en sciences de la vie, complété par une maîtrise de chimie à l’Université Antilles-Guyane, Carine opte pour la chimie bio-organique et la pharmacologie pour son DEA, qu’elle obtient à Marseille. Elle décide alors de s’orienter vers la recherche, déclinant les opportunités d’emploi dans les cosmétiques ou en laboratoire pharmaceutique. Et, plus encore, elle se focalise sur les plantes… un virus transmis par sa mère, passionnée par les vertus médicinales des plantes tropicales. La méthodologie de travail qu’elle acquiert, pendant son stage de DEA « Contribution à l’étude phytochimique du Plantago major (grand plantain) pour lutter contre la leishmaniose du chien », s’avère efficace et sera essentielle pour ses travaux ultérieurs.
Déterminée à s’engager dans la recherche sur les principes actifs des plantes à visée thérapeutique, elle élabore son sujet de thèse, en ciblant les plantes aux propriétés anthelminthiques, c’est-à-dire antagonistes de vers parasitant l’appareil digestif, pour un usage destiné aux animaux d’élevage. À cette période, l’URZ développait des techniques visant au contrôle intégré du parasitisme gastro-intestinal des petits ruminants. Carine va alors proposer à cette unité, un thème de recherche novateur, une alternative à l’utilisation des anthelminthiques de synthèse, et de nouvelles compétences, qu’elle mettra en œuvre au cours de sa thèse de doctorat en pharmacognosie. Et c’est ainsi que commence son histoire avec l’Inra.

« De bons collaborateurs, une bonne organisation »

Encore doctorante, Carine réussit le concours de responsable du laboratoire d’analyses de l’URZ en 2007. Elle a pour mission d’y engager une dynamique de changement, par une restructuration fonctionnelle (fusion des deux entités qui composent alors cette structure). Elle s’attache en priorité, à accompagner les agents du laboratoire dans leur montée en compétences. Elle exerce cette nouvelle responsabilité managériale, en terminant la rédaction de sa thèse, qu’elle soutient en juin 2009, avec la mention très honorable et les félicitations du jury. Son travail  « original et bien finalisé par rapport à des enjeux majeurs de santé publique et d'environnement, en particulier dans les milieux  tropicaux », est également récompensé en 2010, par un prix de thèse, décerné par l’Association Française de Zootechnie (AFZ).

Vers de nouvelles responsabilités

Par la suite, Carine développe des travaux de recherches sur la bio-activité des tanins condensés en productions animales, et des collaborations avec des chercheurs de la Caraïbe ou d’Amérique du Sud (Cuba, Mexique, Brésil…), en intervenant dans des projets internationaux. Elle contribue ainsi au rayonnement de l’URZ et du centre Inra Antilles-Guyane. Depuis 2011, Carine a la responsabilité de la démarche qualité du Centre de ressources biologiques Productions et Santé animales Inra-Cirad, et de l’URZ. Par ailleurs, soucieuse de transmettre des savoirs, et d’apporter ses services aux autres, elle encadre des stagiaires (du collège au master) et dispense des cours de chimie et de qualité à des étudiants. Forte de ses compétences organisationnelles et relationnelles, développées pendant son parcours, Carine s’enrichit de ses expériences et continue son ascension…
 

Contact(s)
Département(s) associé(s) :
Génétique animale
Centre(s) associé(s) :
Antilles-Guyane

Mini-CV

40 ans, mariée, 2 enfants

Parcours

  • Depuis 2019 : Conception et conduite d’une problématique de recherche
  • 2010-2019 : Conduite d’un programme de Recherches sur la valorisation des métabolites secondaires des plantes en productions animales et animation de l’équipe du laboratoire d’analyses
  • 2007 : Recrutée à l’Inra, en tant qu’ingénieure en techniques biologiques, responsable du laboratoire d’analyse de l’URZ.
  • 2003-2004 : Volontariat civil à l’aide technique (VCAT) à l’Inra URZ.

Formation

  • 1999-2000 : DEUG sciences de la vie à l’Université Antilles-Guyane
  • 2001-2002 : licence et maîtrise de chimie à l’Université Antilles-Guyane,
  • 2003 : DEA « Chimie moléculaire et molécules bio-actives » spécialité chimie bio-organique et pharmacologie à l’Université d’Aix-Marseille III, Mention assez-bien.
  • 2009 Thèse de doctorat « Etude de ressources végétales tropicales pour un usage anthelminthique en élevage de ruminants » à l’Université Antilles-Guyane. Mention très honorable, félicitations du jury.

Prix et distinctions

  • 2010 : prix de thèse Association Française de Zootechnie

Productions