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Effet d'une nutrition riche en glucides des géniteurs de truite sur leur reproduction et la programmation de leur descendance
Référence
1560341372
Date limite pour postuler
28/06/2019
Date de publication
12/06/2019

Caractéristiques

Précision sur la nature du contrat
Contrat de thèse
Durée du contrat
36 mois
Date de début de contrat
01/10/2019

Rémunération
Salaire brut mensuel : 1878 €

Affectation

Nom de l'unité d'affectation
UMR1419 NUMEA Nutrition, Métabolisme, Aquaculture
Adresse de l'unité d'affectation
INRA Aquapôle de Saint-Pée-sur-Nivelle 173 Route de Saint-Jean-de-Luz RD 918 64310 SAINT-PEE-SUR-NIVELLE
Site web de l'unité d'affectation
https://www6.bordeaux-aquitaine.inra.fr/st_pee_eng/UR-NuMeA
Région de l'unite d'affectation
Nouvelle-Aquitaine

Descriptif

Environnement de travail

Description de l’unité et de l’équipe d’accueil :

  

Les recherches de l'unité INRA/UPPA NuMéA (Nutrition, métabolisme, aquaculture) sont menées dans un contexte de ressources marines limitées et de développement important de l'aquaculture dans le monde entier. Ils ont pour objectif de comprendre la régulation des voies métaboliques par les nutriments chez les poissons, en utilisant une approche intégrative (des gènes à l'animal). L'objectif finalisé est de fournir des recommandations pour des stratégies innovantes en matière d'alimentation aquacole afin d'optimiser la croissance et l'efficacité alimentaire dans le respect de la durabilité.                              
Un des objectifs de NuMéA est d’élaborer de « nouvelles stratégies d’alimentation» afin d’éliminer les obstacles qui limitent le remplacement de la farine de poisson et de l’huile de poisson dans les aliments aquacoles. Pour pallier ces problèmes, les objectifs scientifiques sont d’acquérir de nouvelles connaissances sur l’ingestion et de l’utilisation des glucides digestibles et d’identifier les voies métaboliques fortement affectées par les nouveaux régimes. Le projet du doctorant s’inclut dans ce thème de recherche.

  

Missions et activités confiées :

Depuis les années 1980, l’aquaculture, et en particulier la salmoniculture en Europe, s’est développée et fournit déjà une large part (73,8 millions de tonnes) de poisson destiné à l’alimentation humaine. En tant que source fiable de production de poisson pour répondre aux besoins croissants de l’homme, cette industrie devrait connaître une croissance annuelle proche de 6,3% au cours des prochaines années. Cependant, afin de réduire la dépendance de l'aquaculture vis-à-vis des ressources halieutiques sauvages tout en assurant la durabilité de la salmoniculture, la farine et l'huile de poissons, ingrédients traditionnels composants l’aliment aquacole (Naylor et al., 2009), doivent être remplacés par des ingrédient alternatifs. Les produits végétaux terrestres, et plus particulièrement les glucides digestibles, sont de bons candidats facile et peu coûteux à produire et permettant une diminution des rejets azotés dans l’environnement. Cela est particulièrement vrai pour l'élevage de géniteurs de salmonidés, car ces animaux consomment une grande quantité de nourriture onéreuse et rejettent une quantité importante d'azote. La principale source d'énergie chez les salmonidés, et plus particulièrement chez la truite-arc-en-ciel, provient des protéines fournies par la farine de poissons. Augmenter la proportion de glucides digestibles dans les aliments dédiés à ces espèces peut être une solution pour réduire les coûts d’alimentation des géniteurs et leur empreinte environnementale. En outre, un tel remplacement contribuera à fournir une autre source d’énergie, permettant ainsi d’économiser des protéines pour la croissance et de limiter les déchets d’azote.

  

Cependant, les salmonidés et plus particulièrement la truite arc-en-ciel (le principal poisson d'eau douce produit en Europe) sont des espèces carnivores et sont donc généralement considérés comme des espèces mauvaises utilisatrices de glucides alimentaires (Polakof et al., 2012) et intolérantes au glucose. Ce phénotype se manifeste en effet par une diminution de la croissance et hyperglycémie postprandiale persistante lorsque la farine de poisson est remplacée à plus de 20% par des glucides digestibles dans le régime alimentaire. En particulier, la non-inhibition de la dernière étape de la néoglucogenèse hépatique est suspectée d'être impliquée dans ce phénotype d’intolérance au glucose chez la truite (Marandel et al., 2015; Marandel et al., 2016; Marandel et al., 2017). Cependant, ces résultats ont été principalement déduits d’expériences menées sur des truites juvéniles immatures. Les études publiées dans les années 90 suggéraient fortement qu’un changement métabolique entre le foie et les gonades (modification de la glycolyse et du stockage du glycogène dans le foie en faveur des gonades), plus particulièrement lié au métabolisme du glucose, se produisait au cours de la gamétogenèse chez les mâles et les femelles (Soengas, 1999). 1993a; Soengas, 1993b). À cet égard, nous avons récemment démontré que les géniteurs de truite (mâles et femelles) sont de bons utilisateurs de glucides alimentaires digestibles et sont capables de réguler et de moduler leur métabolisme intermédiaire à cette fin. La première mission du doctorant sera donc d'étudier les conséquences d'un régime alimentaire riche en glucides sur le métabolisme intermédiaire et les performances de reproduction des géniteurs.
 

Néanmoins, il est maintenant bien admis que des événements environnementaux précoces, de nature nutritionnelle ou non nutritionnelle, survenant pendant la vie périnatale et à des moments critiques du développement (y compris durant la gamétogenèse) peuvent entraîner des modifications permanentes du potentiel de croissance postnatal, de la santé et du statut métabolique (Lillycrop et al., 2005; Burdge et al., 2011; Liu et al., 2017). La notion de programmation précoce a clairement été établie chez les poissons et en particulier chez la truite (Geurden et al., 2014; Liu et al., 2017). Ainsi, notre hypothèse est que l’alimentation des géniteurs avec une teneur élevée en glucides digestibles pourrait avoir un impact, à travers les modifications des gamètes, sur le phénotype et sur le métabolisme intermédiaire de la progéniture à court et à long terme. Le doctorant étudiera donc cette hypothèse au niveau transcriptionnel.

  

Chez les mammifères, il a été démontré que la programmation pouvait être médiée par des mécanismes épigénétiques (Lillycrop et al., 2007). Nous avons également récemment démontré que les glucides alimentaires digestibles pouvaient agir comme modulateurs épigénétiques dans le foie de truite et plus particulièrement en induisant des modifications de la méthylation de l'ADN (Marandel et al., 2016), corrélées aux modifications transcriptionnelles des gènes néoglucogéniques. Ainsi, sur la base des résultats transcriptionnels obtenu dans la première partie de la thèse, les mécanismes épigénétiques seront étudiés.

 

Au moins 3 publications dans des revues internationales sont prévues à l’issue de ce projet. Le doctorant participera aussi à la dissémination des résultats lors de congrès internationaux.

Formations et compétences attendues

Formation recommandée : Master en biologie, biologie moléculaire ou agronomie

 

Connaissances souhaitées : compétences en biologie moléculaire. Des connaissances pratiques et/ou théoriques en épigénétique et en gestion de données haut-débit seront appréciées mais non requises.     

                                                                                  

Expérience appréciée : Connaissances en biologie, nutrition et génomique des poissons ¡ Aptitudes recherchées (qualités) : Excellentes aptitudes à la communication, bonne connaissance de l'anglais et autonomie sont nécessaires. Il / elle participera également à la maintenance du laboratoire et aux prélèvements.

  

Les candidats sélectionnés passeront un entretien la seconde semaine de juillet (8,9 ou 10).

Cette thèse inclut une charge de 96h d’enseignement pour le doctorant à dispenser sur les 3 ans de thèse.

Contact

Nom
Lucie MARANDEL
Telephone
+33 5 59 51 59 81
Email
lucie.marandel@inra.fr