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Stage M2 / Ingénieur : contribution de la diversification végétale non cultivée et cultivée au maintien des pollinisateurs dans les paysages agricoles
Référence
1515659936
Date limite pour postuler
31/01/2018
Date de publication
11/01/2018

Caractéristiques

Précision sur la nature du contrat
Stage
Durée du contrat
6 mois
Date de début de contrat
01/03/2018

Rémunération
selon le tarif légal soit environ 500/550€ par mois (+ remboursement des frais de déplacement sur le terrain)
Domaine professionnel
Environnements géo-naturels et anthropisés

Affectation

Nom de l'unité d'affectation
UMR0980 BAGAP Biodiversité agroécologie et aménagement du paysage
Adresse de l'unité d'affectation
INRA-Agrocampus Rennes Rte St Brieuc 65 rue de Saint-Brieuc 35042 RENNES CEDEX
Site web de l'unité d'affectation
https://www6.rennes.inra.fr/sad/
Région de l'unite d'affectation
Bretagne

Descriptif

Environnement de travail

ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL

Description de l’unité et de l’équipe d’accueil : Les recherches de l'unité « Biodiversité, AGroécologie et Aménagement du Paysage » (BAGAP) visent à produire des connaissances sur les relations entre les activités agricoles, la biodiversité spontanée et cultivée et la multifonctionnalité des paysages ruraux et périurbains (fonctions de production, régulation biologique, et maintien de la biodiversité). Ces recherches sont orientées vers la construction de méthodes d'aide à la décision, pour des acteurs de la gestion des paysages, de la biodiversité et des fonctions écologiques associées (agriculteurs, agents du développement agricole et territorial, acteurs de l'action publique, collectivités).

 

Contexte : La diversification végétale est considérée comme une stratégie de gestion prometteuse pour favoriser la biodiversité, améliorer le fonctionnement des agro-écosystèmes et augmenter les rendements des cultures dans divers systèmes agricoles. Elle peut être mise en place à différentes échelles - la parcelle, la bordure de la parcelle, le paysage - et cibler les plantes cultivées comme les plantes non cultivées. Les stratégies basées sur la diversification des plantes non cultivées reposent principalement sur l'association de différentes cultures (mélanges variétaux par ex.), et leur organisation dans l'espace et le temps (diversification des assolements et rotations). A l'inverse, d'autres stratégies reposent sur la diversification des plantes non cultivées, par le maintien des éléments non cultivés existants (bords de champs herbeux, haies), ou par l'introduction de nouveaux éléments paysagers (haies nouvelles, bandes enherbées ou fleuries).

Les travaux ayant évalué les effets de la diversité végétale non cultivée sur les pollinisateurs et/ou la pollinisation ont montré que les éléments non cultivés fournissent des ressources (nectar, pollen) aux pollinisateurs, et que la diversité des plantes non cultivées aux abords des parcelles augmente la diversité et les abondances des pollinisateurs dans les cultures. A l'échelle du paysage, la diversité, l'étendue et l'agencement spatial de certaines cultures et des éléments non cultivés - i.e. l'hétérogénéité du paysage - jouent un rôle important pour les pollinisateurs et les services de pollinisation. En dépit de cette littérature abondante, il n'existe pas de travaux ayant évalué de façon comparative et à différentes échelles (bordure/parcelle, paysage), les influences respectives des niveaux de diversité végétale cultivée et non cultivée sur les communautés de pollinisateurs et les services de pollinisation. On ignore donc si les stratégies de diversification de la végétation cultivée et non cultivée sont complémentaires voire synergiques pour promouvoir ces services. De plus, l'efficacité de ces stratégies de diversification est susceptible de varier en fonction des modalités de leur gestion par les agriculteurs et de l'hétérogénéité du paysage environnant. Tenir compte de ces divers facteurs est important pour mieux identifier les conditions de mise en œuvre des stratégies de diversification végétale.

 

 

Missions et activités confiées : Les objectifs du stage seront d'explorer les effets de la diversité végétale non cultivée et cultivée à différentes échelles sur les communautés de pollinisateurs, en répondant aux questions suivantes : (i) la diversification de la végétation non cultivée et cultivée augmente-t-elle la diversité des pollinisateurs dans les bordures, dans les parcelles ? (ii) quels sont les effets relatifs de la diversité végétale locale, et de la diversité des cultures et éléments non cultivés à l'échelle du paysage sur les pollinisateurs ?

Le travail sera réalisé en mobilisant un réseau existant de sites d'études situés dans la Zone Atelier Armorique au sud de l'Ille et Vilaine. Ce réseau fait l'objet de suivis des interactions entre biodiversité des cultures, pratiques agricoles et hétérogénéité du paysage depuis plusieurs années par l'unité INRA BAGAP. Le travail de stage pourra ainsi bénéficier des nombreuses données disponibles concernant les pratiques et systèmes de cultures mis en œuvre par les agriculteurs du réseau, et concernant la cartographie des paysages.

 

 

Les travaux attendus sont :

  1. Bilan des connaissances bibliographiques sur les facteurs (agricoles, paysagers, biologiques) susceptibles d’affecter les communautés de pollinisateurs et le service de pollinisation.
  2. Réalisation de mesures sur le terrain visant à caractériser la diversité des communautés de pollinisateurs (identification en morpho-groupes), et à décrire les conditions environnementales locales (végétation) et paysagères (relevés d'occupations du sol). Ces suivis seront réalisés avec l’appui des encadrants de stage et du personnel technique de l'unité BAGAP.
  3. Mise en relation des données environnementales et biologiques, par des analyses descriptives et statistiques, pour la période de suivi pendant laquelle le stage est réalisé.
  4. Rédaction d’un rapport synthétique et présentation des résultats à l’unité d'accueil.
Formations et compétences attendues

FORMATIONS ET COMPÉTENCES ATTENDUES

Formation recommandée: Formation en écologie (Bac +5, niveau master ou ingénieur, en écologie ou sciences de l'environnement)

Connaissances souhaitées : Solides connaissances en écologie du paysage et en analyses statistiques

Expérience appréciée : La manipulation des outils d’analyses statistiques (R) et cartographiques (ArcGis ou QGis) sont un avantage pour le stage.

Aptitudes recherchées : Goût prononcé pour le travail de terrain

Autonomie, rigueur, patience et organisation
Bonnes capacités rédactionnelles 

Transmettre une lettre de motivation et un CV à Audrey Alignier et Stéphanie Aviron

Contact

Nom
Audrey Alignier / Stéphanie Aviron
Email
audrey.alignier@inra.fr;stephanie.aviron@inra.fr