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« Ma thèse en 180 secondes » : quatre doctorants Inra en course pour la finale nationale. © MT180 CPU-CNRS

« Ma thèse en 180 secondes » : quatre doctorants Inra en course pour la finale nationale

Trois minutes, c’est tout ce dont disposent les étudiants qui participent au concours « Ma thèse en 180 secondes » pour présenter leur projet de recherche au public et convaincre le jury. Un challenge relevé avec brio par quatre doctorants à l’Inra vainqueurs de leur finale régionale : Pauline Maisonnasse (Inra Jouy-en-Josas), Thaïs Hautbergue (Inra Toulouse Midi-Pyrénées), Nicolas Urruty (Inra Paris) et Thomas Perrot (Inra Nancy). Lors de la finale nationale du 31 mai 2016 à Bordeaux, ils tenteront de gagner leur place pour être le représentant de la France à la finale internationale.

Mis à jour le 11/07/2016
Publié le 11/05/2016

Pour les participants, le concours « Ma thèse en 180 secondes » est une occasion unique de vulgariser le contenu et les enjeux de leurs travaux de recherche auprès du grand public, et d'acquérir des compétences en communication. Le principe est le suivant : chaque doctorant(e) dispose de 180 secondes pour faire un exposé concis, en français et en termes simples, avec à l’appui une seule diapositive. L’enjeu : rendre leur projet de recherche compréhensible et passionnant pour le public le plus large et convaincre le jury composé de chercheurs, journalistes, représentants du CNRS et du monde socio-économique.

Quatre finalistes à découvrir en 180 secondes !

Le 7 avril 2016, à Gif-sur-Yvette, Pauline Maisonnasse, jeune docteure en immunologie, a remporté la finale de l’Université Paris-Saclay, obtenant le prix du jury et le prix du public. Rattachée à l’école doctorale Agriculture, Alimentation, Biologie, Environnement et Santé (Abies) d’AgroPArisTech, elle a réalisé sa thèse au sein de l’unité Virologie et immunologie moléculaires du centre Inra de de Jouy-en-Josas. Ses recherches, menées sur le porc, se situent à la croisée de la santé animale et de la santé humaine, et portent sur le système immunitaire du poumon et son rôle lors d’une infection par la grippe. Elle a ainsi identifié les interactions des cellules dendritiques et des macrophages pulmonaires avec virus Influenza porcins.
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Le 12 avril 2016, à Toulouse, Thaïs Hautbergue, jeune doctorante en deuxième année de l’École doctorale Sciences écologiques, vétérinaires, agronomiques et bioingénieries (Sevab) de l’Institut national polytechnique de Toulouse, a remporté le prix du jury et le prix du public lors de la finale régionale de l’Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées. Ses travaux de thèse sont menés au sein de l’unité Toxicologie alimentaire (Inra - École nationale vétérinaire de Toulouse - École d'ingénieurs de Purpan - Université Toulouse 3) à l’Inra de Toulouse Midi-Pyrénées. Ils portent sur la caractérisation du métabolome secondaire d'espèces de champignons filamenteux appelés Penicillium, impliqués dans des problématiques économiques et sanitaires. En utilisant le marquage isotopique et la détection par spectrométrie de masse de l'ensemble des molécules sécrétées par ces champignons, elle souhaite mettre en évidence les composés toxiques afin d'expliquer le caractère phytopathogène de ces moisissures.
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Nicolas Urruty est arrivé en tête de la finale régionale du regroupement Université confédérale Léonard de Vinci tenue à Limoges le 26 avril 2016. Rattaché à l’École doctorale Gay-Lussac de l’Université de Poitiers, il mène une thèse à l’Inra de Paris, auprès de la direction scientifique Agriculture, dont le sujet porte sur l’impact de la réduction des pesticides sur le rendement du blé. Son objectif est d’identifier les systèmes de production de blé « doublement gagnants » : utilisant moins de pesticides tout en restant performants en termes de rendement. Trois temps rythment ainsi ses recherches : caractériser les stress du blé, les niveaux de dépendances des agriculteurs aux pesticides, puis croiser les profils, les performances et les stress pour identifier les systèmes les plus performants.

Enfin, Thomas Perrot a remporté le prix du jury de la finale régionale de l’Université de Lorraine le 28 avril 2016 à Nancy. Rattaché à l’école doctorale Ressources procédés produits environnement (RP2E) de l’Université de Lorraine, il réalise sa thèse au sein de l’unité mixte de recherche Interactions arbres-microorganismes (Inra – Université de Lorraine). Son exposé a mis en lumière ses travaux portant sur les champignons « mangeurs du bois », appelés lignolytiques. Il s’intéresse plus particulièrement à comprendre le rôle d’une famille d’enzymes de défense de ces champignons, les glutathion transférases. Au cours de sa thèse, il va devoir déterminer le rôle précis de ces enzymes, c’est-à-dire identifier les molécules du bois avec lesquelles elles interagissent et comprendre leurs rôles physiologiques.
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Un concours à suivre…

Les finalistes de chaque région, parmi lesquels les quatre doctorants de l’Inra, ont rendez-vous le 31 mai à Bordeaux pour la finale nationale.
En 2016, les épreuves du concours national se déroulent en trois étapes : après les 28 sélections locales organisées par regroupements universitaires en avril, une demi-finale à huis clos est programmée le 30 mai, durant laquelle les participants sélectionnent eux-mêmes seize d'entre eux. Les seize candidats sélectionnés se retrouvent le lendemain, 31 mai, pour la finale nationale en public à 18h30, organisée avec le soutien de l'université de Bordeaux au Palais de la Bourse, à Bordeaux.
Les trois meilleurs candidats de la finale nationale se retrouveront enfin à Rabat (Maroc) le 29 septembre 2016 pour la finale internationale : ils concourront alors aux côtés des représentants du Québec, de la Belgique, du Maroc, de la Suisse, de la Tunisie, du Sénégal, du Cameroun et du Bénin notamment.

« Ma thèse en 180 secondes » : le concours en bref !

Ce concours s'inspire de Three minute thesis (3MT®), conçu à l’Université du Queensland en Australie. Initié pour la première fois en langue française en 2012 au Québec par l'Association francophone pour le savoir (Acfas), il a été lancé en France en 2014 par le CNRS et la Conférence des présidents d'université (CPU). Pour relever le défi, les doctorants bénéficient d'une formation sur un ou plusieurs jours en fonction des écoles doctorales, avec pour objectif de les aider à vulgariser leurs recherches et à capter rapidement l'attention d'un auditoire : en 2015, près de 700 doctorants ont pu profiter de cette formation.
Depuis deux ans, la France s’est illustrée avec l’attribution du premier prix du jury à une lauréate française lors de la première finale internationale au Québec en 2014, et avec, deux années consécutives, l'obtention du deuxième prix du jury et du prix du public par un doctorant français lors de la finale 2014 et la finale internationale 2015 à Paris.

Pour cette troisième édition, le concours s'élargit avec la participation de deux nouvelles universités d’une part, celles de Nouvelle-Calédonie et de la Réunion, portant à plus de 180 le nombre d’établissements publics d'enseignement supérieur, dont la totalité des universités, participant cette année.  D’autre part, 2016 marque la création d'un forum national de médiation scientifique le jour de la finale nationale. Chercheurs, étudiants et médiateurs sont invités à échanger sur leurs pratiques et découvrir des innovations dans ce domaine.

> En savoir plus sur le concours