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Thèse : Effet bénéfique de la supplémentation en composés naturels sur la physiopathologie de l’infection par Eimeria tenella
Référence
1526587813
Date limite pour postuler
15/07/2018
Date de publication
17/05/2018

Caractéristiques

Précision sur la nature du contrat
Contrat de thèse
Durée du contrat
3 ans
Date de début de contrat
01/09/2018

Rémunération
Le financement de la thèse est une bourse Cifre dont le montant mensuel est de 1957 € bruts mensuels

Affectation

Nom de l'unité d'affectation
UMR1282 ISP - Infectiologie et Santé Publique
Adresse de l'unité d'affectation
INRA - 37380 NOUZILLY
Région de l'unite d'affectation
Centre-Val de Loire

Descriptif

Environnement de travail

Contexte

  
La coccidiose aviaire est la première maladie des poulets de chair dans le monde et en France, et concerne près de 30% des déclarations aux services vétérinaires (Souillard et al., 2007). Le coût lié à la morbidité, la mortalité et la prophylaxie constitue chaque année des pertes économiques importantes s’élevant à plus de 2,4 milliards de dollars par an dans le monde. Tous les élevages sont touchés par les parasites du genre Eimeria (= coccidies), responsables de cette maladie.

  
La maladie peut s’exprimer sous deux formes : la coccidiose subclinique associée à des baisses de performances et la coccidiose clinique, chez Eimeria tenella par exemple, est caractérisée par des diarrhées hémorragiques pouvant conduire à la mort de l’animal. Le parasite E. tenella se multiplie dans les cellules épithéliales qui bordent les caeca des poulets. La nature des différents acteurs cellulaires et moléculaires ainsi que les mécanismes précis conduisant à la protection ou la physiopathologie au cours de l’infection nécessitent d’être mieux connus.

  
Le contrôle de la coccidiose du poulet de chair standard se base aujourd’hui sur l’utilisation quasi-systématique d’additifs coccidiostatiques dans l’aliment des poulets. Cependant, l’utilisation prolongée des coccidiostatiques dans l’alimentation animale peut conduire à l’apparition de phénomènes de résistance. De plus, l’introduction de molécules chimiques en élevage est de moins en moins bien perçue par les consommateurs. Ainsi, l’Europe souhaite encourager le développement de nouvelles solutions pour contrôler les coccidioses. Il est donc urgent de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques telles que des alternatives d’origine naturelle qui puissent favoriser le contrôle de la maladie ou diminuer son incidence en limitant la physiopathologie. Pour cela, une collaboration entre la Société Mg2Mix et des laboratoires de l’INRA et de l’Anses est mise en place et un sujet de Thèse Cifre est proposé.

  
Objectif

  
Le sujet de thèse est articulé sur deux objectifs majeurs et complémentaires. Le premier, plutôt fondamental, vise à mieux comprendre la réponse immune protectrice et pathologique mise en place lors de l’infection. Le deuxième, finalisé, vise à évaluer les effets bénéfiques de la supplémentation de l’aliment par des composés fournis par Mg2Mix sur la coccidiose du poulet.

Dans un premier temps, nous nous intéresserons à la nature des différents acteurs cellulaires et moléculaires ainsi que les mécanismes précis conduisant à l’inflammation protectrice ou pathologique. Ce travail sera réalisé grâce à des technologies innovantes utilisant la cytométrie, la transgénèse de parasites, l’approche transcriptomique, des modèles de cocultures cellulaires et des modèles animaux originaux.

  
Pour réaliser le deuxième objectif, des composés naturels fournis par la société Mg2Mix seront sélectionnés in vitro pour leurs propriétés à limiter la réponse inflammatoire délétère ou favoriser la réponse inflammatoire protectrice ainsi que leurs effets directs ou indirects sur le parasite. Selon les résultats obtenus, les composés les plus prometteurs seront évalués in vivo sur leur capacité à limiter les conséquences délétères de l’infection par E. tenella. En cas de succès, ces expériences seront étendues à d’autres espèces d’Eimeria en situation expérimentale et en condition d’élevage pour un contrôle global de la coccidiose en élevage industriel ou alternatif.

  
Présentation des partenaires

  

INRA : Equipe Apicomplexe et Immunité Mucosale (AIM) de l’UMR Infectiologie et Santé Publique du Centre INRA Val de Loire. L’équipe est spécialisée dans l’étude des interactions hôte-pathogènes et recherche des alternatives au contrôle des maladies infectieuses d’origine parasitaire (ex : coccidiose) qui ont de fortes conséquences économiques dans les élevages. L’équipe possède des modèles originaux (parasites et animaux transgéniques via une collaboration) permettant l’étude fine des interactions entre Eimeria et son hôte. L’Unité de recherche est adossée à une Unité expérimentale, la plateforme d’infectiologie expérimentale (PFIE) dans le Pôle de Santé Animale de Tours. La PFIE, une structure unique en France, réalise des infections expérimentales sur l‘animal de rente ou modèle dans des conditions très réglementées.

  

ANSES : L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail est un organisme public qui assure des missions de recherche, dé référence, de surveillance et d’expertise. L’agence dispose de onze laboratoires de recherche et de référence, dont le laboratoire de Ploufragan-Plouzané, spécialisé dans la santé et le bien-être des volailles, des lapins, des porcs et des poissons. Il réunit plus de 200 personnes sur les deux sites de Plouzané et de Ploufragan. L’équipe de parasitologie aviaire de l’U VIPAC du laboratoire basée à Ploufragan dans les Côtes d’Armor travaille principalement sur les coccidies du poulet et de la dinde, et maîtrise des modèles de reproduction expérimentale des coccidioses liées aux différentes espèces d’Eimeria, dans des installations protégées conformes à la réglementation sur l’expérimentation et le bien-être animal.

  

MG2MIX : MG2MIX est une firme service de 30 personnes située en Ille-et-Vilaine. Elle formule des prémix de vitamines et minéraux revendus aux fabricants d’aliments et réalise du conseil terrain en élevage. Avec ses travaux de recherche menés sur ses propres outils de R&D (cinq stations expérimentales dont trois en volailles), MG2MIX propose également des solutions naturelles pour résoudre des problèmes spécifiques en élevage, comme la coccidiose. Cette démarche s’inscrit dans une démarche globale de réduction de l’utilisation des substances médicamenteuses en élevage, notamment dans le cadre du plan Eco Antibio. 

Formations et compétences attendues

Formation : Master en Biologie, Infectiologie, Ingénieur Agronome (notamment spécialité productions animales), Vétérinaire.

  

Compétences souhaitées :

Physiologie et nutrition animale, zootechnie, parasitologie, immunologie.

Maitrise correcte de l'anglais écrit et oral.

Goût du travail de laboratoire et du travail avec animaux.

Forte motivation et intérêt pour l'interface entre recherche fondamentale et finalisée.

  

Perspectives professionnelles : Interaction avec des équipes de recherche internationales.

  

Modalités de candidature : La candidature se fera par l’envoi aux responsables d’un CV et d’une lettre de motivation, ainsi que par deux lettres de recommandation, l’une d’un professeur et l’autre de l’encadrant d’un stage précédent.

  

La date limite d’envoi est fixée au 15 juillet 2018. 

Contact

Nom
Contacts MG2MIX : Elodie BARBIER / INRA : Françoise BUSSIERE / ANSES : Jean-Michel REPERANT
Telephone
0299007034 / 0247427683 / 0296016222
Email
e.barbier@mg2mix.fr ; francoise.bussiere@inra.fr ; jean-michel.reperant@anses.fr