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Hélène Bergès

À l’Inra depuis 1998, Hélène Bergès s’est d’abord investie dans la recherche en génétique végétale avant de prendre en charge la création, à partir de 2003, du Centre national de ressources génomiques végétales qui a très vite acquis une reconnaissance internationale… Devenue elle aussi une référence dans son domaine, cette ingénieure de recherche mène le centre, ses quinze employés et une vingtaine de projets de recherches avec un enthousiasme et un dynamisme communicatifs.

Hélène Bergès. © inra, C. Slagmulder
Par Cécile Poulain
Mis à jour le 08/03/2018
Publié le 29/11/2012

"Les seuls en Europe à centraliser autant de ressources en génomique végétale"

L’ADN c’est son dada. Quand Hélène Bergès le découvre au cours de ses années d’études supérieures en biologie, elle ne le lâche plus : "comprendre cet ADN à l’origine du vivant, c’est passionnant". Après un DEA de génie enzymatique, bioconversion et microbiologie, Hélène Bergès soutient une thèse en 1995 sur la production de protéines d’intérêt thérapeutique par la bactérie Escherichia coli puis entre à l’Inra de Toulouse pour travailler sur les mécanismes d’un dialogue moléculaire entre la luzerne et sa bactérie symbiotique Sinorhizobium meliloti. Cela l'amène à coordonner un projet européen sur cette thématique.

Une femme de ressources

En janvier 2003, l’Inra lui confie la mise en place d’un Centre national de ressources génomiques végétales (CNRGV). Pour arriver à ses fins, Hélène Bergès combine de grandes connaissances scientifiques, technologiques et une ténacité à toute épreuve : "j’ai dû être suffisamment convaincante auprès des financeurs pour débloquer les fonds et faire avancer les travaux aussi rapidement". Elle fonce. Partie d’une simple feuille de route, elle bâtit en quatre ans l'établissement qui devient vite une référence internationale. Immense bibliothèque de ressources génomiques et de matières biologiques, le centre gère aujourd’hui plus de 20 millions d’échantillons de fragments de génomes parmi plus de 27 espèces sauvages et cultivées, comme Arabidopsis, la luzerne, le tournesol, la canne à sucre, le colza, le piment, le maïs… "Pour le seul blé par exemple, espèce qui a été entièrement séquencée, nous possédons plus d’un million d’échantillons. Pour la tomate, nous en conservons près de 400 000. Ce sont des fragments de génomes qui vont servir soit à la connaissance fondamentale du contenu en ADN, soit à la caractérisation de gènes codant pour certaines propriétés (rendement de la plante, qualité gustative, résistance aux maladies…)" détaille Hélène Bergès.

Une collection de qualités

Hélène Bergès au sein de son équipe © Import
Hélène Bergès au sein de son équipe © Import
Employant une quinzaine de personnes, le centre attire des projets : Grand Emprunt, ANR, européens (une vingtaine au total), et répond à une centaine d’autres prestations par an. Victime de son succès, le CNRGV prévoit en 2013 son agrandissement. "Nous sommes les seuls en Europe à centraliser en un même lieu autant de ressources, compétences et machines en génomique végétale. Chercheurs et professionnels de la sélection font confiance à l’Inra pour la pérennité de ce système" estime la chercheuse.

De plus en plus sollicitée par des collègues étrangers pour des formations aux méthodes développées au centre, Hélène Bergès a acquis une reconnaissance internationale dans sa discipline. Cela ne l’empêche pas de s’investir dans la vie interne de l’Inra, aux Assises de la recherche, aux concours de recrutement et de promotion, au pilotage des outils collectifs Inra et dans des jurys de thèse : "toutes ces activités me prennent certes du temps mais me donnent une vision plus large de la recherche et de ses orientations…"

Quotidiennement Hélène Bergès, 46 ans, jongle entre la gestion des projets, celle des ressources humaines et financières et des partenariats. Ses grandes qualités relationnelles, son engagement et sa force de conviction lui ont permis de s’entourer d’une équipe motivée et dynamique. Bonne manageuse, claire et directe, elle met en musique les ressources de chacun.

Que represente l'Inra pour vous ?

"L’Inra est pour moi une structure relevant du service public avec une stratégie en recherche finalisée. Elle aide à répondre aux questionnements sur de grands enjeux sociétaux. Notre recherche permet de mieux comprendre la vie voire l’améliorer en tenant compte de l’environnement. Y travailler, c’est aussi l’opportunité de rencontrer des personnes passionnées et passionnantes au sein de l’Institut comme à l’extérieur et la source d’enrichissement intellectuel constant".

Mini-cv

  • Vie maritale, 2 enfants
  • Ingénieur de recherche, directrice d’une unité de recherche
  • Formation : maîtrise de biologie cellulaire, DEA de Génie enzymatique, bioconversion et microbiologie, doctorat