L'art de maîtriser les risques

Depuis 2009, Sandra Sainton exerce avec dynamisme et rigueur son métier d’ingénieur hygiène et sécurité. Recrutée par la voie contractuelle mise en place par l’Inra pour les personnes en situation de handicap, elle a trouvé un poste à la mesure de sa formation d’ingénieur dans le domaine de la recherche scientifique.

Portrait de Sandra Sainton. © inra, G. Hostache
Par Emmanuelle Manck
Mis à jour le 16/05/2013
Publié le 30/04/2013

« Préserver la santé de nos agents, c'est important pour moi. »

Sandra Sainton a pour mission de veiller à la bonne application des règles de sécurité du centre ultramarin dans ses spécificités, mais en adéquation avec la politique nationale de l’Inra : « J’applique les règles d’hygiène et de sécurité en fonction de la réglementation en vigueur, ainsi que des notes de services Inra en matière d’hygiène, de santé et de sécurité élaborées par la mission centrale prévention », explique Sandra Sainton. Elle conseille le président de centre et le directeur du service d’appui à la recherche dans l’élaboration de sa stratégie de prévention des risques professionnels. Directement ou par l’intermédiaire du réseau des correspondants sécurité qu’elle a formés, elle guide les directeurs des unités de recherche et expérimentales du centre dans la mise en œuvre des actions : « Risques chimiques ou agricoles, d’élevage ou de terrain… Ici, de nombreux paramètres doivent être pris en compte pour protéger la santé des personnes et l’environnement », concède la jeune femme. « Mais je ne suis pas seule : je suis soutenue par le délégué national prévention, les autres ingénieurs de la MCP (1) et le réseau des autres délégués prévention de centre ».

Un aménagement pour plus d’autonomie dans l’exercice de ses responsabilités

En collaboration avec le médecin du travail, elle suit les mesures engagées à l’occasion de visites dans les unités et y effectue des sensibilisations à la prévention selon les besoins ou les risques identifiés. Rien n’arrête Sandra, même pas son handicap, une arcature des jambes : « Quand je suis fatiguée, je m’assois un peu, c’est tout », explique l’ingénieure. « A l’occasion de ma titularisation, j’ai discuté des aménagements possibles pour mon poste de travail avec mon directeur d’unité, le médecin de prévention et le correspondant handicap. L’Inra a fait l’acquisition d’un véhicule automatique, sans embrayage, me permettant de faire des déplacements en toute autonomie ».

Sandra Sainton est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en chimie-textile obtenu en 2004. Sa formation à l’Ensait (2), qui disposait d’un laboratoire de recherche intégrée, incluait un volet hygiène et sécurité qu’elle a pu valoriser à son entrée à l’Inra. Depuis, elle a renforcé son expertise par d’autres formations et s’épanouit sur ce poste à responsabilités : « L’intégration s’est bien passée : malgré mon handicap visible, je n’ai jamais eu de réflexions ou de mise en doute de mes compétences  », se souvient Sandra Sainton. « Je prends ma fonction à cœur : préserver la santé de nos agents, leur éviter des situations critiques et le développement de handicaps à cause de conditions de travail inappropriées, c’est important pour moi  ».

(1) Mission nationale prévention
(2) École nationale supérieure des arts et industries du textile