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Une trajectoire professionnelle séquentielle

Arrivé à l’Inra peu après le séquençage du génome humain, la carrière de Benoît Quinquis a évolué au rythme des accélérations des technologies de génomique. Il est aujourd’hui assistant ingénieur en instrumentation scientifique spécialiste en séquençage d’ADN microbien et responsable de l’automatisation de la plateforme de métagénomique Métaquant au sein de l’unité Métagénopolis de Jouy-en Josas.

Portrait de Benoît Quinquis © DUCLUZEAU Fabienne
Mis à jour le 27/05/2019
Publié le 27/05/2019

Né dans une famille de chimistes, Benoît Quinquis avait la science dans les gènes, encore plus littéralement qu’il l’imaginait ! Après un baccalauréat « C » et un BTS de biochimie, il a poursuivi son cursus par un Certificat d’études spécialisées en Biologie moléculaire. « Cette discipline, très nouvelle à l’époque, me fascinait : elle nous permettait de comprendre les choses au-delà du visible habituel », se souvient Benoît Quinquis. « Et j’ai effectué un stage au Centre national de Génotypage d’Évry lors du premier séquençage du génome humain ! » Selon lui, l’association des cours avec l’apprentissage professionnel lui a permis de développer ses compétences et sa confiance en soi pour être mieux préparé aux recrutements. En cela, il a effectivement opté pour une stratégie payante : « Je n’ai pas candidaté au hasard : j’ai ciblé le poste que je souhaitais atteindre et passé un seul concours sur un sujet que je maîtrisais vraiment ». Il a ainsi rejoint en 2001 l’équipe d’analyse des génomes de l’Unité de Génétique Microbienne à Jouy-en-Josas de l’Inra en tant que technicien de recherche. Il a à la fois géré un atelier de séquençage et participé aux analyses des génomes, en particulier d'une collection de souches de Lactococcus lactis afin de mieux comprendre leurs interactions lors des processus de fabrication des produits laitiers.

De la génomique à la métagénomique

Se consacrer à une technologie innovante dédiée à la numérisation du vivant

En 2008, Benoît Quinquis s’est consacré au projet Micro-Obes, qui avait pour objectif d’étudier les liens entre l’écosystème bactérien intestinal et l’obésité grâce aux technologies de métagénomique quantitative et fonctionnelle. Dans ce cadre, il s’est formé au séquençage nouvelle génération aux États-Unis, lui permettant de maîtriser l’appareil dont l’unité Micalis (Microbiologie de l’Alimentation au service de la Santé) s’était dotée en 2010 pour la plateforme de séquençage à très haut débit Métaquant. « J’ai choisi de me consacrer entièrement à cette technologie innovante dédiée là la numérisation du vivant. Quitter la recherche pure aurait pu me faire redouter l’ennui, mais mon intérêt pour cette technologie dépassait toute crainte et je ne le regrette pas : dix ans plus tard, la routine n’est toujours pas arrivée ».  Avec l’essor de cette plateforme, les projets et les quantités d’échantillons à traiter ont augmenté, rendant pressant le besoin d’automatisation des processus. « En 2012, l’unité Métagénopolis, créée grâce à un financement des investissements d’avenir, a acquis des robots pipeteurs. Nous avons mis en place des protocoles avec l’aide du fournisseur et au fil des années, des briques automatisées ont été ajoutées à notre pipeline. Nous avons au final obtenu une automatisation pratiquement complète ».  

Évoluer par la reconnaissance de son expérience

En 2014, Benoît Quinquis est devenu co-responsable de la plateforme Métaquant et un an plus tard, a réussi un concours interne de technicien de recherche exceptionnel. En 2017, il a pris le poste de responsable automatisation de la plateforme et a été chargé du pilotage du processus qualité de la production, avant de remporter à nouveau un concours interne d’assistant ingénieur. Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « Comme j’aurais aimé poursuivre plus loin mes études, je me rattrape en évoluant au fur et à mesure de mon gain d’expérience et d’expertise. Je tenterai donc bientôt le concours d’ingénieur d’études, un statut qui demande les mêmes compétences que je mets en œuvre au quotidien, si besoin avec le soutien d’une formation complémentaire ». Aujourd’hui, Benoît Quinquis encadre et forme, mais il ne se repose en rien sur ses acquis : « Au départ d’une carrière dans un laboratoire, on apprend des autres, mais il arrive un moment où on doit apprendre aux autres : ça pousse à se sentir légitime et à aller chercher des connaissances encore plus loin ! »

Mini-CV

45 ans, marié, 3 enfants.

  • 2018 : Lauréat concours interne Assistant Ingénieur
  • 2017 : Responsable automatisation de la plateforme Métaquant
  • 2015 : Lauréat concours interne de sélection professionnelle Technicien de Recherche exceptionnel
  • 2001 : Recrutement Inra par concours externe comme technicien de la recherche
  • 2000 : Certificat d’étude spécialisé en biologie moléculaire et culture cellulaire
  • 1996 : Brevet de Technicien Supérieur (BTS) en biochimie