Loïc Lepiniec, une carrière au service de la biologie végétale

Dynamisme et implication dans une recherche de très haut niveau et dans l’animation des collectifs

UMR Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra, AgroParisTech, ERL CNRS) et coordonnateur du LabEx SPS - Sciences pour les plantes de Saclay. © Inra
Par Catherine Foucaud-Scheunemann
Mis à jour le 09/09/2016
Publié le 30/09/2015
Mots-clés : PORTRAIT

Directeur de recherche au sein de l’Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra, AgroParisTech, ERL CNRS), Loïc Lepiniec exerce ses activités dans trois directions : il y a d’abord la production de connaissances fondamentales à laquelle se sont ajoutés au gré des années la contribution à la vie et au fonctionnement du collectif et l’enseignement.

Curiosité, équipe, chance et travail

Trois champs dans lesquels il exprime tout son intérêt pour la biologie végétale et qui sont rythmés par quatre mots qui lui correspondent bien : curiosité, équipe, chance et travail.

Un intérêt très tôt guidé par la curiosité

Loïc Lepiniec a toujours eu envie de comprendre le monde qui l’entoure, en particulier la nature et le vivant, avec la conviction profonde, au gré des ans, que la connaissance et la science peuvent être une source de progrès.

Pendant ses études en agronomie (1986-1989), un premier stage à Urbana (Illinois, US) confirme son intérêt pour la recherche. A cette première expérience, vont s’ajouter d’autres formations et d’autres stages dans différents établissements, de l’Institut Pasteur (Paris) au Laboratoire de Physiologie végétale moléculaire (Paris XI, Orsay) en passant par le Laboratoire de génétique (Gand, BE) au cours desquels les rencontres avec d’éminents professeurs et chercheurs du domaine ont été déterminantes pour la suite de sa carrière.

Recruté dès 1989 au sein de l’Inra en qualité d'attaché scientifique, L. Lepiniec participe fin 1995, au côté de Michel Caboche, au développement d’un nouveau laboratoire sur la Biologie des semences. Aujourd’hui et ce depuis près de 20 ans, il travaille toujours et encore dans ce domaine.

Les graines, du travail et une équipe

Les graines permettent à la plupart des plantes supérieures de faire face à des conditions environnementales défavorables en interrompant leur cycle de vie, pour le reprendre lorsqu’elles rencontrent à nouveau des conditions favorables. Elles ont ainsi joué un rôle critique dans l'évolution et la dispersion des plantes supérieures sur Terre. Vecteur important de l'amélioration des pratiques agronomiques et de la gestion des ressources génétiques, elles sont essentielles pour l’alimentation. Elles représentent également une alternative durable au carbone fossile pour l'industrie chimique.

L’équipe que Loïc Lepiniec a formée depuis une vingtaine d’années, avec les arrivées successives de Bertrand Dubreucq, Martine Miquel, Sébastien Baud et plus récemment Enrico Magnani, s’intéresse au développement et à la qualité des graines. Son objectif est de caractériser les fonctions, les acteurs (i.e. gènes et protéines) et les mécanismes moléculaires impliqués dans le contrôle de leur développement. L’approche, multidisciplinaire, concerne essentiellement la plante modèle Arabidopsis thaliana ainsi que, depuis récemment,des plantes cultivées (maïs, colza ou encore caméline).

En pratique, ce sont plus d’une centaine de publications dans des revues internationales à comité de lecture et six brevets qui, en une vingtaine d’années, sont à porter au palmarès de cette équipe dynamique.

 La biologie végétale, transmettre et structurer

Depuis 2010, Loïc est chargé de cours à l’Ecole Polytechnique où il assure, à temps partiel, des enseignements de Biologie moléculaire et cellulaire, en seconde année. Cette activité fait écho à d’autres activités de formation par la recherche auxquelles Loïc Lepiniec contribue, en encadrant la progression d’étudiants de master et doctorat au sein de son équipe, depuis de très nombreuses années.

Chef du département scientifique Inra de Biologie végétale entre 2006 et 2010, L. Lepiniec coordonne depuis 2011 le Laboratoire d’Excellence Sciences des plantes de Saclay ou SPS. Au quotidien, ce ne sont pas moins de 700 personnes dont les travaux portent sur la compréhension des mécanismes génétiques, moléculaires et cellulaires qui contrôlent le développement et la physiologie des plantes, et leurs interactions avec l’environnement biotique et abiotique.

Membre du conseil du département des Sciences de la vie de l’Université Paris-Saclay depuis 2012, L. Lepiniec en anime l’axe « Des mécanismes moléculaires et cellulaires aux systèmes vivants » avec Michel Werner (CEA)

C'est, finalement, une carrière brillante, au service d’une biologie végétale, que Loïc Lepiniec a à cœur de porter toujours plus loin, que ce soit en produisant connaissances et savoir-faire, en les transmettant ou en œuvrant dans les collectifs qui la structurent.