• Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte
  • Imprimer

L’entreprise Hiphen primée : succès à haut débit !

Lors de la 18e édition du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes I-LAB, l’entreprise Hiphen spécialisée dans le phénotypage haut débit des plantes au champ, portée par l’Inra Avignon et Arvalis, a été récompensée dans la catégorie « Électronique, traitement du signal et instrumentation ».

L'Entreprise Hiphen primée lors de la 18e édition du Concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes I-LAB.. © Inra
Mis à jour le 29/07/2016
Publié le 29/07/2016

Des outils de phénotypage rapide et de monitoring d’essais variétaux au champ, issus de recherches menées en partenariat entre l’Inra et Arvalis – Institut du végétal, c’est ce que la jeune entreprise Hiphen propose de mettre à disposition des semenciers, groupements de producteurs et autres acteurs de la sélection variétale.

Profiler au champ les variétés de demain

Hiphen, « Integrated Plant Phenotyping Systems », est née en 2014 de la volonté de l’Inra et d’Alexis Comar, ancien doctorant Cifre (1) au sein de l’unité mixte de recherche Environnement méditerranéen et modélisation des agro-hydrosystèmes (Emmah) (2) à l’Inra d’Avignon, de créer une entreprise pour exploiter les outils de caractérisation des cultures développés au sein de cette unité et de l’unité mixte technologique Capte (Capteurs et télédétection pour caractériser l’état et le fonctionnement des cultures) en particulier dans le cadre du projet grand emprunt « Phenome ». Parmi les services proposés, l’observation par drone (Airphen) et à l’aide de capteurs sans fils (IoT for Agriculture) sont aujourd’hui des moyens privilégiés pour caractériser le fonctionnement des variétés et fournir aux sélectionneurs les informations dont ils ont besoin.
> En savoir plus sur l’entreprise Hiphen

Hiphen, un concept qui a fait ses preuves

En 2014 déjà, l’entreprise Hiphen avait retenu l’attention du jury du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes I-LAB avec un prix dans la catégorie « Émergence ».
Le concours est organisé chaque année par le ministère chargé de la Recherche, en partenariat avec BPIFrance, afin de favoriser la création d’entreprises de technologies innovantes. Il permet de soutenir les meilleurs projets en leur offrant une aide financière et un accompagnement adapté.
En 2016, le jury national a distingué 56 lauréats « création-développement » parmi les 347 candidatures reçues au concours national. Tous les lauréats sélectionnés ont déjà établi la preuve du concept. Ils envisagent la création d’une entreprise de technologies innovantes à court terme ou viennent de créer leur entreprise. L’entreprise ainsi créée reçoit une subvention d’un montant pouvant atteindre jusqu’à 450 000 euros.
66 % des projets valorisent des résultats de la recherche publique. Parmi les lauréats « création – développement », la très grande majorité des projets ont traits aux domaines de la santé, du numérique et de l’électronique.
93 % des lauréats s’inscrivent dans les dix grands défis sociétaux définis par l’agenda stratégique « France-Europe 2020 », avec la prépondérance des projets liés au défi sociétal « Santé et bien-être », qui représentent cette année plus de 40% des projets.  
Parmi ces lauréats, le jury a également attribué 5 Grands prix à des projets nationaux se situant dans la stratégie « France Europe 2020 ».

(1) Le dispositif Cifre - Conventions industrielles de formation par la recherche - subventionne toute entreprise de droit français qui embauche un doctorant pour le placer au cœur d'une collaboration de recherche avec un laboratoire public.
(2) Unité mixte de recherche Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse – Inra.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Frédéric Baret, directeur de recherche UMR Emmah, UMT Capte
  • Alexis Comar, directeur de l'entreprise Hiphen UMR Emmah
Centre(s) associé(s) :
Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le concours en chiffres

  • 18 éditions du concours
  • 407 millions d’euros mobilisés
  • 21 334 candidatures
  • 3 286 lauréats
  • Un taux de réussite global sélectif de 16 %
  • 1 810 entreprises de technologies innovantes créées
  • Un taux de survie des entreprises élevé : 70 % sont actuellement en activité

Portrait type des lauréats en 2016

Lauréats 2016 au Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes I-LAB. © MENESR/X.R.pictures
Lauréats 2016 au Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes I-LAB © MENESR/X.R.pictures
1. Un niveau de formation élevé

- 70 % des candidats sont docteurs ou titulaires d’un diplôme d’ingénieur ;
- 100 % des lauréats sont, cette année, diplômés de l’enseignement supérieur.

2. Des situations professionnelles variées
- 55 % des lauréats sont salariés lorsqu’ils se portent candidats au concours, dont plus de la moitié du secteur privé ;
- le concours apparaît comme une véritable perspective de débouché professionnel  pour 12, 5 % des lauréats en recherche d’emploi ;
- 23 % des porteurs de projets lauréats du concours sont chercheurs ou enseignants-chercheurs, alors que les projets lauréats issus de la recherche publique représentent 66 % de l’ensemble des projets récompensés. Ces chiffres illustrent, dans leur relativité, le fait que les chercheurs à l’origine des projets de création d’entreprises sont moins enclins à diriger l’entreprise qui sera créée à partir de leurs travaux de recherche mais y contribuent en apportant leur concours scientifique. Ils montrent également la perméabilité entre la recherche et le monde socio-économique.

3. Les femmes, plutôt membres de l’équipe, que porteuses de projets
- 12,6 % des lauréats sont des femmes, ce pourcentage encore faible peut être nuancé par le fait que de nombreuses femmes font partie de l’équipe du porteur de projet, l’équipe étant un facteur clé de la réussite d’une entreprise.