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« Ma thèse en 180 secondes » : les portes de la finale internationale s’ouvrent à un doctorant Inra, Nicolas Urruty.. © MT180 CPU-CNRS

« Ma thèse en 180 secondes » : les portes de la finale internationale s’ouvrent à un doctorant Inra

Sur le divan, Nicolas Urruty, doctorant à l’Inra Paris, est à l’écoute des stress du blé : comment produire plus pour alimenter la population mondiale en utilisant moins de pesticides ? À l’issue de ses 180 secondes, ce drôle de « psychanalyste » a convaincu le jury et obtenu la troisième place de la finale nationale du concours « Ma thèse en 180 secondes », lui offrant l’accès à la finale internationale qui se tiendra le 29 septembre au Maroc.

Mis à jour le 04/07/2017
Publié le 02/06/2016

Quatre doctorants Inra concouraient à la finale nationale du concours « Ma thèse en 180 secondes » : Pauline Maisonnasse (Inra Jouy-en-Josas) et Thomas Perrot (Inra Nancy) faisaient partie des 28 finalistes, Thaïs Hautbergue (Inra Toulouse Midi-Pyrénées) et Nicolas Urruty (Inra Paris) ont quant à eux été sélectionnés parmi les 16 meilleures présentations et ont ainsi pu accéder à la grande finale du 31 mai à Bordeaux.

Le « docteur du blé » réussit son examen de passage

Représentant le regroupement Université confédérale Léonard de Vinci en tant que thésard rattaché à l’École doctorale Gay-Lussac de l’Université de Poitiers, Nicolas Urruty a marqué le jury dès le début de sa présentation : les stress du blé et des doctorants, « même combat ! » Lauréat du troisième prix du jury, il a captivé l’auditoire avec l’objectif de ses travaux de thèse : identifier les systèmes de production de blé « doublement gagnants », c’est-à-dire utilisant moins de pesticides tout en restant performants en termes de rendement. Il a mis à profit ses 180 secondes pour mettre en lumière les trois « séances de thérapie » qu’il anime au cours de ses recherches : caractériser les stress du blé, les niveaux de dépendances des agriculteurs aux pesticides, puis croiser les profils, les performances et les stress pour identifier les systèmes de production les plus intéressants. Il a ainsi montré que les systèmes de production ayant le plus réduit leur consommation en pesticides n’ont pas forcément des rendements inférieurs aux autres, et que certains sont même plus résilients, c’est-à-dire qu’ils sont mieux capables de maintenir de hauts rendements malgré l’apparition de stress abiotiques ou biotiques.

Cette année, plus de 500 doctorants ont participé au concours « Ma thèse en 180 secondes ». Les trois doctorants primés par le jury à l’issue de la finale nationale le 31 mai à Bordeaux, parmi lesquels Nicolas Urruty, se retrouveront lors de la finale internationale qui se déroulera à Rabat au Maroc le 29 septembre prochain.

Retour en images sur le parcours des quatre doctorants Inra finalistes

« Ma thèse en 180 secondes » : quatre doctorants Inra en course pour la finale nationale. © MT180 CPU-CNRS
© MT180 CPU-CNRS
Pour les participants, le concours « Ma thèse en 180 secondes » est une occasion unique de vulgariser le contenu et les enjeux de leurs travaux de recherche auprès du grand public, et d'acquérir des compétences en communication. Le principe est le suivant : chaque doctorant(e) dispose de 180 secondes pour faire un exposé concis, en français et en termes simples, avec à l’appui une seule diapositive. L’enjeu : rendre leur projet de recherche compréhensible et passionnant pour le public le plus large et convaincre le jury composé de chercheurs, journalistes, représentants du CNRS et du monde socio-économique.
Un challenge relevé avec brio par les quatre doctorants à l’Inra vainqueurs de leur finale régionale : Pauline Maisonnasse (Inra Jouy-en-Josas), Thomas Perrot (Inra Nancy), Thaïs Hautbergue (Inra Toulouse Midi-Pyrénées), et Nicolas Urruty (Inra Paris).

> Revivez leurs présentations en 180 secondes réalisées lors des finales régionales